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Archives pour mars 2007

[fr] Enfin moins de naïveté avec les mohametans. Il était temps !

Posté par ktovox le 30 mars, 2007

Les évêques de France envisagent un dialogue “moins naïf” avec l’islam

Sur tous les sujets, notamment le dialogue avec les musulmans, la liberté des échanges a caractérisé la 44e Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes

Qualité et liberté des échanges, méthodes de travail renouvelées : les évêques de France semblent actuellement très satisfaits de la manière dont se déroulent leurs travaux. C’est ce qu’ils ont constaté au terme de leur 44e Assemblée plénière à Lourdes, tenue à huis clos du 27 au 29 mars : « Le fait d’avoir constitué des groupes de travail depuis un an et demi sur des sujets différents et d’avoir deux assemblées par an au lieu d’une facilite la conversation entre nous, permet une réflexion de fond et nous aide à porter ensemble nos ministères respectifs », estime par exemple Mgr Éric Aumonier.

C’est d’ailleurs l’évêque de Versailles qui a dirigé le groupe de travail sur la mission de l’enseignement catholique, thème abordé lors de cette Assemblée. Un état des lieux a été remis aux évêques, qui ont fait part de leurs réactions et, à partir du débat et de la synthèse qu’ils en ont tirée, sont repartis chacun dans son diocèse munis d’un véritable outil de travail.

Mgr Aumonier, face aux attentes très fortes de parents et de jeunes afin que ces derniers soient accueillis dans un climat fraternel au sein des écoles catholiques, voudrait rappeler aux enseignants de ces établissements au nom de qui et pourquoi ils s’engagent dans l’éducation, « au service et au bénéfice de tout le pays ». Et il inclut dans cet engagement la responsabilité des évêques.

L’archevêque de Marseille se sent très concerné

Autre sujet de taille abordé par la Conférence : les rapports entre catholiques et musulmans, thème exploré par le groupe de travail «Catholiques et musulmans dans la France d’aujourd’hui», que dirige Mgr Michel Dubost, évêque d’Évry.

Mgr Georges Pontier, vice-président de la Conférence épiscopale, se sent très concerné par ce dossier en tant qu’archevêque de Marseille. Il a bien sûr apporté sa contribution au travail à peine engagé, dont on ne sait pas encore quelles formes il prendra, mais qui s’avère d’ores et déjà fort riche. Mgr Pontier estime ainsi que le temps est venu d’aborder la question du dialogue avec les musulmans « de manière moins naïve ». Il semble que la conscience commune des évêques de France se trouve dans la même perspective.

L’archevêque de Marseille rapporte par exemple que, dans son diocèse, certains catéchumènes issus du monde musulman sont obligés de se cacher de leur famille, et d’autres ne sont pas respectés par leur propre communauté à cause de leur foi. Mais il souligne aussi « les gestes tout simples de voisinage dont font preuve les musulmans lors de nos fêtes chrétiennes ».

“Nous avec eux ici, mais aussi avec eux là-bas”

Il s’interroge en outre sur le phénomène très généralisé des paraboles de télévision tournées vers les pays d’origine, «qui font que la tête des gens se maintient là-bas, tandis que leurs pieds sont ici». Aussi, le dialogue avec les musulmans ne se déroule-t-il plus à deux, mais à trois partenaires : «Nous avec eux ici, mais aussi avec eux là-bas.» D’où une espèce de «schizophrénie » et une situation très complexe dont il faut impérativement tenir compte.

Par ailleurs, Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et président du Conseil national de la solidarité, a fait part à l’Assemblée du souci qu’ont les évêques de l’existence, en France, de larges poches de pauvreté. « À l’occasion du 20e anniversaire de la charte de la solidarité, adoptée alors par les évêques de France, et du 40e anniversaire de la grande encyclique de Paul VI sur le développement des peuples, où en sommes-nous ? »

Tel est le questionnement, qui a fait débat « dans un climat serein » et qui pourrait, du moins Mgr Housset le souhaite-t-il, devenir un dossier de la prochaine Assemblée.

“De quel temps dispose le prêtre… ?”

Autre chapitre abordé : « le ministère des prêtres et la vie des communautés chrétiennes », sujet traité par un groupe de travail dirigé par Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers. Le groupe s’est donné deux ans pour achever, d’ici à la fin de l’année, un chantier qui doit porter essentiellement sur l’organisation concrète du ministère des prêtres dans un contexte en pleine évolution.

« Sans vouloir présumer de tout ce qui est en train de remonter des divers conseils presbytéraux, je pense que ce qui se dessine tourne autour du mot articulation », explique Mgr Rouet. Les prêtres se disent que l’heure est venue de décisions assez radicales, pratiques, dans l’organisation de leur ministère.

La question cruciale que pose l’archevêque de Poitiers tient en une phrase : « De quel temps dispose le prêtre pour une véritable activité de missionnaire ? » Autrement dit, il ne pourra plus très longtemps continuer à répondre à toutes les demandes religieuses, par exemple la célébration des mariages. Et il est urgent que les conditions du ministère des prêtres assurent à ceux-ci l’équilibre spirituel et psychologique dont ils ont impérativement besoin.

Louis DE COURCY, à Lourdes

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[it] “L’Inferno esiste ed è eterno, anche se non ne parla quasi più nessuno”

Posté par ktovox le 29 mars, 2007

CITTÀ DEL VATICANO -L’Inferno esiste ed è eterno, anche se non ne parla quasi più nessuno“. Papa Ratzinger torna a rilanciare il luogo della dannazione eterna evocato da secoli dalla tradizione cristiana, declassato, però, negli ultimi tempi ad argomento di serie b nell’immaginario collettivo del popolo dei credenti. Il posto scelto per ribadire l’attuale “pericolosità” di Satana non è la scenografica basilica di San Pietro, ma una anonima parrocchia della periferia romana – la chiesa di Santa Felicita e Figli Martiri della borgata di Fidene – visitata ieri mattina da Benedetto XVI nella sua veste di vescovo di Roma. Nell’omelia, come un vecchio parroco, il pontefice tiene una ferma lezione di teologia partendo dal significato del “perdono cristiano così come ci è stato insegnato nel Vangelo attraverso la parabola dell’adultera”, la donna salvata dalla lapidazione dalla famosa frase “chi è senza peccato scagli la prima pietra” rivolta da Gesù ai suoi accusatori. Uno dei più noti episodi evangelici dal quale il Papa parte per mettere in guardia i cattolici dalle “insidie” del demonio “se non si pentiranno dei peccati e non chiederanno il perdono divino”.

“La fede cristiana – è il ragionamento di Ratzinger – è un annuncio, una offerta all’uomo, mai una imposizione”. Ogni persona – “se vuole”, sottolinea il Pontefice – può “accettarla spontaneamente” con “tutta la sua carica salvifica che ci viene da Dio, il nostro Padre misericordioso che è sempre pronto ad aiutarci, ad accoglierci, anche quando sbagliamo”. “Perdono e salvezza divina” intesi, quindi, come “doni” che ogni uomo nel corso della sua vita ha la possibilità di accettare, a patto che – avverte Ratzinger – “ammetta le sue colpe e prometta di non peccare più”. E quanti continuano a peccare senza mostrare nessuna forma di pentimento? Per questi – rammenta Benedetto XVI – la prospettiva è la dannazione eterna, l’Inferno, perché “l’attaccamento al peccato può condurci al fallimento della nostra esistenza”. Tragico destino che spetta a chi “vive nel peccato senza invocare Dio” perché – è la spiegazione del Papa – “solo il perdono divino ci dà la forza di resistere al male e non peccare più”. Ecco perché Benedetto XVI ricorda, a conclusione dell’omelia nella parrocchia periferica romana, che “Gesù è venuto per dirci che ci vuole tutti in Paradiso e che l’Inferno, del quale poco si parla in questo nostro tempo, esiste ed è eterno per quanti chiudono il cuore al suo amore”.


Si tratta – in sostanza – degli stessi scenari previsti nel Compendio del nuovo Catechismo della Chiesa cattolica alla voce Inferno firmato da Ratzinger poco tempo dopo la sua elezione pontificia. L’Inferno – vi si legge tra l’altro – “consiste nella dannazione eterna di quanti muoiono per libera scelta in peccato mortale” e “la pena principale dell’Inferno sta nella separazione eterna da Dio”. Su questo insegnamento si è sempre mosso il teologo Joseph Ratzinger, sia da vescovo che da cardinale. In perfetta sintonia con papa Wojtyla, che durante il suo lungo pontificato in più occasioni ha invitato i cattolici “a pregare Dio perché nessuno sia o vada all’Inferno”, spiegando che al luogo della dannazione eterna sono destinati coloro i quali “usano male la libertà offerta loro da Dio”. Ma uno dei più grandi teologi del secolo scorso, Urs Hans von Balthasar, ha teorizzato che “l’Inferno c’è, ma potrebbe anche essere vuoto” perché “la misericordia di Dio è infinita come il suo perdono”.

(di Orazio La Rocca – 26 marzo 2007 – http://www.repubblica.it)

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